Une promenade au fils des jours dans "le monde tendresse selon whip" en compagnie de deux whippets, ces Messieurs, avec un Nikon en bandoulière ou celle qui veut voir ce qui n'est pas visible.
Nous avons poursuivi notre route vers St Gilles Croix de Vie. Le ciel est serein et la pluie semble absente pour un moment, reste le vent et le froid.
Premier arrêt à St Gilles, sur une place de parking le long de la route, histoire de pouvoir admirer et prendre des photos. A ce moment là, je sais que mon appareil est mal réglé, car, après avoir pris les photos de ces Messieurs, je les avais visionnées et j'avais alors constaté la catastrophe. Mais, je n'ai pas encore pris le temps de refaire les réglages. Les photos sont donc du même genre.
Il ne dépareille pas mon beau carrosse dans le décor!
St Gilles n'est pas une petite ville, mais nous ne prendrons pas le temps de la visiter, car, il ne faut pas l'oublier, mon objectif est de ralier l'île de Ré avant la nuit. Nous allons donc nous contenter du littoral de St Gilles, et .... c'est magnifique!
Deuxième arrêt sur un petit parking qui semble desservir un embarcadère pour des visites en bateau. J'ai la surprise de voir un véhicule faire demi-tour et venir autour de mon camping-car. Ils notent peut-être le numéro de téléphone du loueur qui est visible sur le devant?! Bref, je décide de profiter du point de vue. Je continue de prendre des photos dont très peu seront, en fait, exploitables.
Une idée du vent qu'il y avait !!
Ces Messieurs sont dans le fourgon bien au chaud mais, suffisamment curieux pour grimper sur les siège avant et me suivre du regard.
Troisième arrêt sur un parking vers la sortie de St Gilles. Au moment de fermer le fourgon, mon appareil photo en bandoulière, je vois arriver une voiture de police qui ralentit en me repérant (moi ou le fourgon ?) et observe la femme que je suis, se diriger vers la plage d'un pas décidé, manifestement avec l'intention de jouer à la photographe. Ils échangent entre eux, puis font demi-tour sur la parking et repartent .
Il n'est pas beau ce fourgon qui attend calmement que je revienne pour reprendre la route?
Bien évidemment, tout le long de cette route en bord de plage, le stationnement des camping-cars est interdit. Peut-être la police venait-elle vérifier que je ne m'installais pas?
Mais suis-je véritablement un camping-car avec mon fourgon? Allons soyons de mauvaise foi , je vais dire non!! De toute façon, nous reprenons la route en direction des Sables et il n'est pas question de savoir si j'aurais pu bivouaquer ici.
Sur la route...
Nous ne nous arrêterons pas aux Sables.
Ce n'est plus les Sables que je connaissais, avec ses vieilles maisons en bordure de mer, telles des ladies prêtes à prendre le thé, contre vents et marées, pimpantes ou vieillissantes mais souvent colorées, à la fois disparates et semblables dans leur indifférence aux touristes envahissants qui les lorgnent. Ces ladies n'ont pas senti le dangers. Elles n'ont pas senti que cet envahisseur, qu'est le touriste lambda qui les lorgne admiratif, sera le même qui viendra louer ou acheter un appartement dans cet immeuble, construit sur leurs cadavres de maisons condamnées par les promoteur, faisant lui-même son propre malheur, quand lors de ses promenades, un manque cruel de la beauté ancienne de ce lieu lui viendra et, qu' assis parmi ses semblables, la nostalgie lui mordra le coeur . Puis, un jour viendra où le souvenir de ces vieilles ladies ne sera plus. Seules, les cartes postales, d'un quelconque bouquiniste dans une rue perdue de la ville, donneront encore l'idée de la beauté ancienne des Sables. Peut-être à un jeune couple d'amoureux? Ils seront comme nostalgiques de ce qu'il n'ont pas connu et ne pourront plus connaître, mais également frustrés, de ne plus pouvoir découvrir autour d'eux, la délicatesse de cette ville dévoilée par les cartes et où ils auraient aimé vivre.
Donc, nous parcourons les Sables et son bord de mer, d'une seule traite.
Par contre, à la sortie nous prenons le temps d'aller admirer le Puit d'Enfer. Le stationnement sur le parking est interdit aux véhicules dont la hauteur est supérieure à 2 m, mais j'arrive à me garer sur le bord gauche de la route, sans difficulté à cette époque de l'année. Je laisse ces Messieurs au chaud et, c'est bien couverte que je me dirige vers le bord des rochers là où se concentre l'ensemble des bipèdes présents.
Froid? Vous avez dit froid?
Oh que oui!!
Et du vent!!!
Le Puits d'Enfer
Dans toute sa longueur. Bruit et mousse...une sensation de vertige.
C'est gelée que je rejoins le Bavaria pour continuer vers l'île de Ré. Ces Messieurs sont contents de me revoir, même si mon absence n'a été que de courte durée. Mais, est-ce moi qui leur ai manquée ou la balade qu'ils auraient voulu partager?
Cette fois, nous nous dirigeaons vers l'île de Ré, les yeux grands ouverts mais programmer d'arrêt pour faire des photos ou visiter.
L'ile de Ré est notre prochain bivouac.
Info route
Les Sables à l'ancienne: http://www.youtube.com/watch?v=n0PORQyUAWc
en photo :
http://www.vendee1.eu/la-vendee-autrefois/cartes-postales-anciennes-photos-anciennes-de-vendee/212-les-sables-dolonne-photos-cartes-postales-anciennes.html