Une promenade au fils des jours dans "le monde tendresse selon whip" en compagnie de deux whippets, ces Messieurs, avec un Nikon en bandoulière ou celle qui veut voir ce qui n'est pas visible.
Cette balade était un premier test.
Le camping-car pouvait-il être une réponse à mon besoin de voyage et au fait de garder ces Messieurs à mes côtés?
Première interrogation : eux et le camping-car ?
Comment se comporteraient-ils ? Seraient-ils malades, surtout Cachemire qui avait eu du mal à s'habituer à la voiture ? Seraient-ils à l'aise ? Bref, voyager en camping-car était-ce envisageable avec eux ?
Deuxième interrogation : moi et le camping-car ?
La conduite ? Le confort apporté par rapport à un camping classique en tente ? Saurais-je maîtriser le côté technique et gérer la maintenance ?
Troisième interrogation : aimerais - je ce style de voyage ?
Choix de la solitude ou celui de provoquer des rencontres? Saurais-je cueillir mes envies au fur et à mesure de la route?
Je suis partie une petite semaine, pas longtemps en fait, mais suffisamment pour avoir une opinion sur ce moyen de voyager.
Alors, quel bilan de ce petit périple à bord d'un fourgon aménagé?
Les moins:
L'angoisse les deux premiers jours, à savoir, comment ça marche ? Ai-je assez d'autonomie en eau, gaz, électricité, eaux usées, WC ? Saurais-je faire ce qu'il faut au moment où il faut ? Vais-je trouver les aires techniques nécessaires ?
Pourrais-je faire du camping sauvage ?
Le temps: pluvieux à souhait...plus pluvieux que ça aurait été du vice !
La solitude (avec son silence).
Ces Messieurs: insupportables à l'extérieur, avec une seule idée, la chasse aux lapins (because dunes à perte de vue) . En somme, leur mauvaise éducation, dont je suis responsable!
Le sifflet oublié à Gene (acte manqué?), donc pas de lâchés pour eux, la tenue en laisse est, de ce fait, rendue obligatoire, et dans un sens ce fut une bonne chose.
Ma culpabilité (vis à vis de ces Messieurs) : au point de ne pas envisager de mettre un pas en dehors du fourgon sans eux.
Puis vint, la "Chute Mémorable" du fait de ces Messieurs : plus de 2 m de vol plané et un atterrissage qui m'a laissé un nez contusionné, zébré à droite par un balafre et gonflé avec une légère coloration sur le côté gauche, un dos en compote et les cervicales bien secouées qui ont apprécié la minerve tout le long de notre semaine et encore maintenant !
Bref, une chute mémorable qui a servi à me remettre les idées en place ( terminé la culpabilité!) et m'a valu d'être observée plus ou moins discrètement par les gens autour de moi.
Les plus:
Cette fameuse chute qui m'a libérée de ma culpabilité vis à vis de ces Messieurs.
La liberté.
La solitude et son ami, le silence : il y a un côté très bénéfique à leur compagnonnage.
L'âme buissonnière pour suivre les chemin des souvenirs de l'enfance et l'adolescence au gré de ma fantaisie et du moment.
Les découvertes et les visites impromptues
En résumé, le voyage en lui-même, si court mais si bien rempli de mon seul fait, librement et en fonction de mes envies du moment.
Le camping-car et le mode de voyage qui va avec....adepte ou non ?
Oui, définitivement oui!